Ce projet propose à des auteur.e.s une aventure de création commune sous la forme de carte blanche d’écriture.

CORPUS NATURAE est une série de photographies plasticiennes de Sabrina Ambre BILLER où le modèle féminin est le support d’une matière hybride avec la nature.

Cette collaboration entre l’écriture et la photographie apporte un prolongement de regard.

Une vingtaine d’auteurs ont participé à cette aventure avec une grande diversité de points de vues merci à vous tous pour vos contributions 

Une aventure qui a pu se construire dans le temps grâce à la complicité de certains d’entres-vous.

Merci.

Ainsi vous allez pouvoir découvrir les textes de : 

Les auteur.e.s ont la pleine jouissance de leurs droits d’auteurs, dans le cadre du projet CORPUS NATURAE. ils concèdent leurs droits pour la publication et de diffusion du projet collectif. Les auteur.e.s s’engagent respectivement que leurs oeuvres ne portent pas atteinte aux droits d’aucun tiers, ainsi ils garantissent la jouissance des droits concédés dans la mesure et les limites où la propriété littéraire et artistique est reconnue et assurée par la législation.

PARUTION

Trois textes/photographies ont été choisi par la rédaction du mensuel de l’EPFCL-France à découvrir :

 

CONTACT

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TEXTE DE JULIETTE LOUBESSISILDepuis le début du temps j’attends Éclaboussée des saisons qui me parent Enveloppée de nuit Je rejoue l’éternité des fleurs et du feu Celle des ventres qui s’arrondissent Du lien frêle qui se tisse Des cicatrices d’un velours douloureux...

TEXTE DE .JACK ALANDATerre de nos vices – dans le creux de tes vallons ton désir ardent, souverain, si généreux, embrase et dissout le temps.

TEXTE DE MANUEL RAZAFINDRABE  20 20Lespugue, Laussel et Dolní Věstonice Ont longtemps célébré la rondeur de tes seins, L’arc de tes cuisses et la douceur de tes reins. Berceau archaïque de notre humanité, Ton ventre fécond a plusieurs fois engendré Des rêves...

TEXTE DE EVE CORNET  LA MUSE Un jeune homme a écrit un poème pour une fille qui fêtait ses seize ans : « Tel le dit Elohim, Eve naquit d’un(e) côte Et menée par la vie, sa jeunesse envolée A vivre ainsi sa vie elle fut amenée Sans que la vague pousse aux récifs de la...

TEXTE DE DAVID WICKER  Scarifié, sacrifié mais debout. Existence toujours vacillante qu’un seul battement met en route. Corps prêt à faillir, à s’échouer, à disparaître. Peut-être ? Abîme au bord duquel se dépose un temple de chairs en couleurs. Que cachent ces...

TEXTE DE ISAURE BOUSSEYROUX Sous des avalanches de brume, je m’indiffère Au Requiem grégorien et austère. La sphère Qui tourne comme un doux disque mécanique. Celui-ci accroche mes griffures cyniques. Là-haut sur le trépied de l’espérance Des scarifications exquises...

TEXTE DE NICOLAS BENDRIHEN La fleur qu’on a soufflée Se pose, hésite, s’envole à nouveau. Fin de l’été.

TEXTE DE VALÉRIE SCHLEESous les frondaisons, le périple des peaux. Dans l’inclémence des remparts, l’ombre rechigne. Glaner le dénuement, froisser le spectacle du matin entre nos mains. Se manifester dans la lumière, les yeux accrochés au fourreau du désir. Effroi de...

TEXTE DE PASCALE DRIGUEZ * Car rien ne fait naufrage ou ne se plaît aux cendres. Et qui sait voir la terre aboutir à des fruits, Point ne l'émeut l'échec quoiqu'il ait tout perdu. Je suis née du fond du fleuve Amazone Avec les miens animaux et humains Les bras du...

TEXTE DE ANTOINE VETRO Je suis Raechel. Au village on m’appelle Doctoresse. À l’université, un professeur amoureux de moi, un vieux monsieur dont le corps, chaque matin, semblait s’être reconstitué dans le musée d’anatomie, faisait Shabbat et me disait, Ardente jeune...

TEXTE DE MONIQUE DÉSORMEAUX Rêves Des branches dressées, des bras qui s’élèvent, Droits, rigueur et vigueur, venus des profondeurs du solTels des menhirs celtiques. Deux bras ou branches écartées l’un et l’autre Par un espace hexagonal. Les ailes déployées d’un...

TEXTE DE XAVIER DOUMEN Le moment d’y voir  Ça passe  À perte de vue Choses qu’on oublie  Qu’elles me traînent M’avalent, recraché Le moment d’y croire Le moment d’y croire Ça passe Ça se passe Le spectacle sous nos yeux Se frayer un passage Déverse Le moment d’y...

TEXTE DE CHRISTIAN PASTRE  ELLESource de tout physis des temps premiers force sans norme chair du monde Elle d’avant la distinction chair géante de roche et de feuille mère et fille fille et mère sainte herbe sœur granite Puissance forçant la vie désir emplissant les...

TEXTE DE JULIEN BRUN  « Un souffle s’envole Silence Errance Une caresse frivole » L’obscurité s’empare du ciel. Mes yeux se ferment. S’ouvre un monde invisible, peuplé de formes mouvantes, indécelables. Un monde empli d’offrandes, constellé de paradoxes où les mots...

TEXTE DE MARIE-LINE BIASON  ÇA SENT BON LA PLUIEDans ton ventre, ça sent bon la pluie. C’est extraordinaire cette odeur d’humidité fraîche qui se mêle aux souvenirs de la chaleur harassante qui s’évapore enfin, à l’ombre d’un instant qu’on n’attendait plus. Ça sent...

TEXTE DE AMANDINE GLÉVAREC  Je ferme les yeux, je ne suis rien. Je ferme les yeux, je ne suis rien, je suis tout, je suis toi. Je ferme les yeux, je t’entends, toi qui pousses en moi, je t’entends, toi qui vis en moi, je m’entends, moi qui bats en toi, je m’entends,...

TEXTE DE AURÉLIE POMÈS  MAGMA DE SOID'emblée ce qui peut attirer le regard ce sont ses couleurs jaunies, verdies, orangées qui dévoilent un hors champ des "sous" exposées à l'excès en négatif et gorgées de lumière d'un noir ébène à des points aveugles. Quelque chose y...

TEXTE DE VÉRONIQUE VIALADE MARIN  EURIDICEAbandonner la lumière Le rai de clarté La voûte bleue   Quitter la clairière L’herbe folle et rubanée Le jonc aux fleurs aigües   Suivre un cri d’oiseau L’aile d’un papillon L’ombre chenue D’un hêtre   Pénétrer...

TEXTE DE MYA MORIN Allongée sur l’herbe, nue, se dessine sur mon corps, le reflet du ciel. Jeu des nuages sur mon corps au goût de miel, Caresse paresseuse, mélange voluptueux qui s’associe à ma chair Magique comme un miroir, des vagues extraordinaires, Se dessinent...

TEXTE DE DOMINIQUE MARIN  VENUS D'ILLENon, Non, Mérimée n’a pas enfoui sa Vénus d’Ille sous les eaux du Têt des Pyrénées-Orientales.  Non, Isis n’est pas parvenue à retrouver le phallus d’Osiris, son cher époux au corps démembré et noyé dans le Nil. Une image suffit...